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Plaidoyer
02 octobre 2026

A la rencontre du Pape à Paris !

On y était ! 

NDL
Le Pape à Paris
Sophie Ogier

Il y a des journées qui ne ressemblent à aucune autre. Celle du samedi 26 septembre 2026 en fait partie : quatorze heures de route en vingt-quatre heures, pour vivre la messe du Pape Léon XIV place de la Concorde.

Tout commence le vendredi 25 septembre, à minuit, au départ de Chazay-d'Azergues. Le voyage en bus est presque homérique, mais l'excitation l'emporte sur la fatigue. À 7h30, nous arrivons sur les Champs-Élysées, les yeux encore lourds de sommeil mais le cœur déjà en fête. On profite de cette ville envoûtante et de la beauté de ses édifices… Il faut alors rejoindre la Concorde à pied, à travers un Paris qui s'éveille : nous passons par le Trocadéro, traversons le pont Alexandre III, puis nous attendons patiemment dans la foule de pouvoir passer, dans la joie et la bonne humeur. Arrivés sur place, certains d'entre nous retrouvent des visages familiers, venus eux aussi vivre ce moment unique. Autour de nous, tous les âges sont représentés, réunis par la même espérance. Après le pique-nique à la bonne franquette, à même le sol… on patiente… on chante… on se prépare… Mais on se prépare à quoi ? À la rencontre avec un personnage unique, une figure qui rassemble dans un monde souvent divisé.

Enfin, le Pape Léon XIV s'élance sur les Champs-Élysées dans sa papamobile, et la foule scande son nom : « LÉON ! » L'enthousiasme monte, il apparaît. Malgré le tumulte et l'effervescence, il se montre lent, très posé, le visage plein d'émotion. Une sérénité qui inspire confiance, celle des grands sages. Il nous a tous touchés par son charisme incroyable. Puis il y a ce geste fort, cette émotion de voir les parents amener leur bébé vers les barrières… Nous gardons en mémoire l'image des nouveau-nés que la foule laisse passer pour qu'ils reçoivent la bénédiction du Saint-Père : un instant de tendresse et de recueillement… magique pour certains. La messe est solennelle, sobre, épurée, recueillie… Les gens sont ancrés et font corps. Nous repartons heureux, repus, car il faut à nouveau remonter les Champs-Élysées et marcher. Mais là, Paris s'offre à nous. Un vrai cadeau : un Arc de Triomphe vide, juste pour nous, les derniers pèlerins…

À 19h, il faut déjà reprendre la route, et nous arrivons à Chazay-d'Azergues à 1h30 du matin, fatigués mais heureux. Cette aventure un peu folle est passée comme l'éclair, mais elle laissera des souvenirs durables : la route, l'effort, l'attente, le partage, puis la rencontre. 

Une belle façon de démarrer notre année !

Sophie Ogier